15. Création, circulation et destruction monétaire

1. LA  CREATION MONETAIRE

          1.1. Le sang dans le corps humain

Un corps humain possède tout un système (tissus dit hématopoïétiques – moelle osseuse principalement) qui lui permet de créer le sang nécessaire à son fonctionnement.

Ce sang est nécessaire à chacune des cellules de l’organisme : il appartient donc à l’ensemble de l’organisme, et par conséquent à l’ensemble des cellules qui le composent.

Il ne peut donc pas y avoir une partie de l’organisme qui se l’approprie pour son usage personnel ou qui décide de la politique d’irrigation du corps sans consultation de l’ensemble des organes et sous-organes. Ce sang peut être stocké en prévision des besoins ponctuels supplémentaires, éventuels (dans la rate ou le foie). Mais globalement, ce sang est fabriqué en quantité strictement adéquate avec les besoins des cellules. Ce sang circule en accomplissant sa fonction de vitalisation. Au bout de trois mois environ, les globules rouges sont détruits, tandis que d’autres sont produits. La santé du corps humain passe donc par la qualité de ce sang et par sa circulation.

1.2. L’argent-sang dans l’organisme planétaire humain

Pour la société humaines ces organes hématopoïetiques créateurs de monnaie devraient correspondre à l’ensemble des banques centrales publiques de chaque états (organes « argentopoétiques »(1) locaux) appartenant à tous les citoyens.

monnaieQue se passe-t-il dans nos sociétés ? Il fut un temps où, théoriquement, l’argent était créé par le roi grâce à la banque centrale (équivalent de la moelle osseuse). Le Roi seul avait ce devoir et ce privilège, c’est ce que l’on a nommé le « Droit Régalien de Battre Monnaie ».

« Le premier devoir d’un roi est de frapper l’argent lorsqu’il en manque pour la bonne vie économique de ses sujets. »  (Paroles attribuées à Saint-Louis, roi de France.)

Dans la majorité des pays, contrairement à ce que la plupart des gens croient, ce sont des Banques Privées (qui s’appellent pourtant « Banque Nationale de… ») qui émettent la plus grande partie de la monnaie aujourd’hui. En perdant ce Droit Citoyen de Battre Monnaie (progressivement puis de manière « officielle » lors du traité de Maestrich, et conforté par le traité de Constitution Européenne – ) les citoyens ont perdu tout pourvoir sur leurs vies, et en définitive tout pouvoir démocratique.

Or » (…) toute économie saine exige que ce soit la Banque Centrale du pays (ou de la zone économique correspondante) qui émette la monnaie. La monnaie doit représenter la valeur de la production naturelle et industrielle d’un pays ou d’un espace économique reconnu.  » ADED (2)

ball02c.gifLe droit de battre la monnaie nécessaire à la vie de ses concitoyens est un droit et une obligation pour les états.

ball02c.gifChaque citoyen a le droit fondamental de vivre dans un pays où son gouvernement peut et doit battre la monnaie nécessaire. C’est le « Droit Citoyen de Battre Monnaie ».

ball02c.gifCet argent est fabriqué pour répondre exactement aux besoins des cellules de l’organisme-humanité, il doit correspondre à la capacité de travail de l’ensemble des nations, ni plus, ni moins.

ball02c.gifL’argent doit donc être créé par chaque pays en harmonie avec l’ensemble de toutes les autres banques étatiques.

L’argent appartient à l’ensemble des individus, par conséquent, par nature :

ball02c.gifL’argent est un bien public mondial, appartenant à tous, il doit être au service de tous.

argent

2. LA CIRCULATION MONETAIRE

Pour que l’argent circule, il ne doit pas dormir dans des coffres forts, mais voyager partout dans la société, des différents individus-cellules aux entreprises-organes, apportant nutriments et bien-être. Si la rétention modérée d’une quantité de sang-argent est parfaitement utile ponctuellement (un organe ou une cellule doit pouvoir faire face à des besoins soudains), en revanche, une grosse quantité de sang-argent mis de côté n’est pas profitable. Cet argent infiltre le tissu, surchargeant l’organe. Les échanges avec les organes périphériques ne peuvent se faire.

Il y a un rapport direct entre richesse et maladies. Là où l’argent manque, on meurt de malnutrition, de paludisme et de choléra… Là où il déborde, on souffre du cancer, du diabète et d’infarctus… Un peu plus d’argent ici, pour simplement manger, et un peu moins là, pour manger correctement concourrait à des corps plus sains, donc à des esprits plus sains. L’argent doit donc être mieux réparti sur la planète par une circulation efficace, c’est une évidence.

ball02c.gifLa politique monétaire a pour mission une circulation correcte de l’argent.

Pour que l’argent circule, il faut que l’Etat, comme un muscle cardiaque, ait assez de « force » pour envoyer cet argent dans toutes les directions de l’organisme. Il doit donc jouer un rôle moteur incitatif. Dans l’absolu, s’il mettait simplement l’argent à la disposition de ses administrés, ceux-ci, ayant naturellement de nombreux besoins, l’argent circulerait. Mais si l’on veut qu’il circule mieux, sans rétention ici où là, l’Organisme de Circulation Monétaire doit offrir des incitations à la circulation tout comme le cœur doit accélérer son débit pour une meilleure oxygénation.

circulation monétaire

2.1. Circulation de la masse monétaire principale

La masse monétaire est principalement mise en mouvement au départ sous forme de revenus. C’est à l’Etat de créer l’argent nécessaire à la vie de sa nation. Mais bien entendu, il ne fait pas tourner la planche à billets « juste comme ça ». L’argent n’est que signe d’échange : le ministère de l’économie doit donc créer l’argent en stricte adéquation avec la force de travail qui existe déjà dans le pays parce qu’il y a des adultes en capacité de travailler. Il ne s’agit donc pas d’un argent qui sortirait du néant, mais bien de celui qui correspond aux temps de peine des travailleurs.

L’Etat (c’est à dire notre représentant), doit créer l’argent dont nous avons besoin pour obtenir la société que nous voulons. Ceci est une évidence, mais qui pourtant n’est pas reconnue.

Prenons l’exemple de deux frères jumeaux homozygotes, donc ayant le même patrimoine génétique (Ce qui correspond à deux nations ayant le même nombre d’habitants). Le premier, Jack, est très sportif. A force de faire des activités physiques, ses muscles sont plus développés, ils ont besoin de plus d’oxygène pour fonctionner. Son organisme a donc créé plus de globules rouges, afin de subvenir aux besoins en oxygène de ces muscles travailleurs. Le second, Andrew, a la même stature, mais déteste les activités sportives : lui, c’est la peinture qu’il préfère. Fautes d’exercices fréquents, ses muscles sont moins développés, sa masse sanguine n’a pas besoin d’être aussi performante, il a donc moins de globules rouges.

Pour une nation, c’est exactement pareil. Si nous voulons qu’elle soit active et concoure au bien-être général, il est impératif que sa masse monétaire corresponde à ce que nous voulons qu’elle fasse.

Dans l’image ci-dessus, certainement, Jack mange plus qu’Andrew, on pourrait penser par comparaison que la nation « Jack » doit avoir plus de richesses sur son sol, que la nation « Andrew », mais ceci est une vision limitée et archaïque : il y a longtemps que les véritables richesses ne sont plus uniquement celles du sol, mais aussi celles de la connaissance et de la maîtrise technologique. Par exemple, pour une même terre et un même climat, celui qui saura cultiver en préservant la fertilité de la couche arable, aura une meilleure production agricole à long terme… Ce qui sert de ressources fondamentales aujourd’hui ce n’est plus seulement les matières dites premières mais bien plutôt les matières « nobles » : intelligence, connaissance, recherche, éducation, création, invention… C’est la possession de ce type de richesses qui permet véritablement le développement d’une civilisation : l’histoire le montre depuis la nuit des temps, la maîtrise du feu en est la première illustration, puis celle de la roue, etc… C’est donc en premier lieu sur l’éducation que nous devons porter tous nos efforts afin d’accroître largement cette richesse fondamentale. Ceci ne peut se faire en réduisant le nombre de professeurs ou en entassant les élèves dans des classes surchargées, évidemment ! Mais plutôt en multipliant par dix les structures éducatives… Nous voyons donc à quel point l’émission de monnaie précède la création de richesse, et non le contraire, comme le soutiennent les ministres des finances… Nous devons donc créer la masse monétaire adéquate à la civilisation que nous voulons : une masse monétaire minime pour un pays de moindre ambition, qui développera une puissance de travail moindre, donc travaillant moins d’heures, ou une masse monétaire parfaite pour un pays qui désire pour chaque travailleur une activité enrichissante, aux deux sens du terme, donc travaillant plus d’heures.

Ainsi nous trouvons dans cette masse monétaire :

Les Revenus d’Activités (salaires correspondant à un travail)

– Les salaires des fonctionnaires

– Les salaires des travailleurs employés ponctuellement pour les grands travaux publics

– Les salaires contractuels des associatifs

Les Revenus Vitaux

– Le Revenu citoyen Vital (revenu de base inconditionnel pour tous, octroyé à tout individu, dès sa naissance, sans aucune condition de statut familial ou professionnel)

– Le revenu complémentaire de retraite (c’est le revenu qui remplace le Revenu d’Activité)

– Le revenu complémentaire de Handicap (c’est le revenu donné aux personnes malades ou handicapées en plus du Revenu Citoyen Vital)

 – Le revenu complémentaire d’Education (c’est un complément salarial qui permet à un parent de rester à la maison pour éduquer les jeunes enfants)

– Le revenu complémentaire d’Instruction (c’est un complément au Revenu Citoyen Vital pour pouvoir poursuivre des études

2.2. Circulation de la masse monétaire secondaire : les prêts

Pour la bioéconomie, l’emprunt avec intérêt est un fonctionnement totalement mortifère. Aucun système biologique ne peut le justifier.

ball02c.gifL’intérêt est strictement interdit.

Chaque cellule-individu, ou chaque organe-entreprise peut avoir, à un moment ou à un autre, besoin d’argent-sang frais pour combler ses besoins : il doit donc pouvoir immédiatement accéder à un prêt sans intérêts, dans la limite de ses capacités de remboursement, pourvu que son activité soit compatible avec la bonne santé des cellules-individus qui l’entourent et de l’organisme corps social tout entier. Seul doit être perçu en plus ce qui correspond au salaire des employés qui mettent cet argent à disposition de l’emprunteur et des frais réel de dossier.

ball02c.gifChaque humain, chaque organe de la société peut, de droit fondamental, disposer d’une fraction de l’argent appartenant à l’ensemble du corps social, en rapport avec ses capacités de remboursement.

ball02c.gifIl dispose de cet argent par des prêts sans intérêt.

Cet argent correspond biologiquement au sang qu’un organisme met en reserve dans la rate.

L’argent circulant est mis à la disposition des citoyens par des succursales d’Etat, comme des bureaux de postes, par exemple, ou des succursales de banques renationalisées.

Cet argent, mis en circulation par les prêts, doit correspondre strictement aux capacités de remboursement, afin que, globalement il n’y ait pas une masse monétaire supérieure à sa correspondance en travail effectué par la population augmenté de la réserve monétaire. ( et qu’il n’y ait ni inflation, ni déficit monétaire)

ball02c.gifL’argent est mis à disposition des citoyens par des agences d’Etat.

ball02c.gifDes prêts sans intérêts sont accordés aux particuliers, aux entreprises, aux organismes.

Par la mise à disposition des prêts sans intérêts, l’Etat fabrique de la monnaie et le remboursement de ces prêts lui permet de récupérer cet argent (il a prêté 100 euros, on lui rend 100 : les comptes sont parfaitement sains), soit pour le détruire soit pour le réinjecter dans l’économie en le prêtant à nouveau. Au passage, cet argent prêté aura permis la satisfaction des besoins des cellules et la production de richesses (bâtiments, routes, infrastructures…) qui participent à la vitalisation de la société, et offre à nouveau du travail. 100 globules-euros permettent ainsi de créer, par le simple fait de la circulation, grâce à la multiplication des échanges, donc à la fabrication d’objets (bâtiments, infrastructures…) 400 globules euros de richesse. (C’est ce que l’on appelle « effet multiplicateur de richesse par la circulation monétaire »).

Dans notre civilisation moderne, nous sommes arrivés à une dérive extrêmement malsaine. Il devient normal d’emprunter. Alors que nos grand-mères avaient la sagesse d’économiser pour acheter en sécurité et n’empruntaient qu’en toute, toute dernière extrémité, le recours aux prêts « instantanés » est devenu loi économique, comportement automatique. C’est ainsi, dans cette logique, que nous vivons à crédit, constamment, non seulement en ce qui concerne nos porte-monnaie, mais aussi en ce qui concerne les ressources d’un pays, pire encore, celles de la Terre. Nous n’hésitons pas à dévaster les océans pour nourrir nos estomacs, sans préserver les capacités de reproduction des animaux marins, nous épuisons nos sols, arrachons les forêts primaires pour faire des planchers ou des meubles de jardins… Le plus catastrophique sans doute de nos crédits sur l’avenir est la masse de poubelles nucléaires : nous estimons normal de laisser à nos descendants des déchets pour des billions d’années. Si nous ne savons pas comment les rendre inoffensifs, nos arrières arrières arrières petits enfants y parviendront sans doute, pensons-nous bien commodément… Dans notre appétit de vivre sans nous préoccuper des autres, dans notre manque total de solidarité, ce n’est pas seulement l’argent que nous utilisons à crédit, mais la Vie même de nos descendants. Ceci est encouragé par le système bancaire : plus il met de crédit à disposition, plus il touche d’intérêt, plus il nous fait fabriquer de la monnaie à son profit. Nous sommes tombés dans un piège, achetant toujours plus, dans une cavalcade monétaire sans fin.

La pratique exacerbée de l’emprunt implique tout un choix de société…

Dans la logique saine de « on ne peut dépenser que ce que l’on possède » il est urgent de réapprendre à nos enfants à dépenser avec sagesse, d’accepter la frustration du temps pour faire des économies avant d’acquérir, de refuser la multiplication des cartes de crédits, et surtout d’apprendre à user modérément des objets. Mieux consommer, consommer éthiquement est humainement important, mais moins consommer, d’urgence, est vital pour l’avenir de tous les êtres vivants.

ball02c.gifL’état met en place une éducation à la sobriété monétaire, en incitant les personnes à gerer leurs fonds sans avoir besoin de recourir à l’emprunt, au maximum.

Le problème ne se pose évidemment pas en ces termes quand il s’agit de prêts sans intérêts, pour de réels besoins, puisque, comme un muscle qui a besoin d’un apport de sang supplémentaire, un individu va avoir de l’argent sang, ponctuellement, sans aggraver sa situation. L’Etat met donc des prêts à disposition, en s’assurant que ceux-ci sont parfaitement adaptés aux ressources de l’emprunteur pour un remboursement minime et sans douleur, pour des achats importants, tels des maisons, ou des voitures… Pareillement pour les entreprises, les prêts sont étudiés afin que la nécessité d’un remboursement important ne conduise pas à une dégradation des conditions de travail.

La répartition des prêts entre ce qui est réservé aux particuliers et ce qui est réservé aux entreprises doit se faire sur un mode démocratique, en se fondant sur la capacité de remboursement mensuel des emprunteurs, citoyens comme entreprises.

          2.3. Circulation de la masse monétaire secondaire : Une politique de travaux publics (voir page correspondante)

          2.4. Circulation de la masse monétaire secondaire : Les impôts (voir page correspondante)

3. LA  DESTRUCTION  MONETAIRE

Les globules rouges dans un corps humain ont une certaine durée de vie, pendant laquelle ils accomplissent leur fonction d’oxygénation. Puis, au bout d’un moment, les globules rouges « fatigués » sont détruits, et le corps en recycle les composants pour en fabriquer de nouveaux, qu’il met en circulation une fois à maturité. Ces globules nouveaux, à leur tour, vont permettre des échanges et l’enrichissement des différents tissus.

De même, s’il y a création monétaire, il faut bien qu’à l’autre bout du phénomène il y ait dé-création, donc destruction, si l’on veut garder la vie et le mouvement dans la circulation sanguine planétaire.

Si nous voulons garder notre corps social sain et plein de vitalité, son système monétaire sanguin doit l’être aussi. Création, circulation, destruction et re-création… doivent se fondre en un tout harmonieux et continu afin que dans un cycle harmonieux l’argent puisse vitaliser tous les organes et sous-organes de l’humanité.

ball02c.gifPour assurer une bonne circulation de l’argent, l’Etat doit récupérer l’argent émis, le détruire, et en remettre un neuf en circulation.

destruction monétaireS’il ne le détruisait pas, une partie de l’argent stagnerait dans les cellules ou dans les entreprises-organes. Le renouvellement de l’argent par l’Organisme de Circulation Monétaire est donc indispensable à la circulation monétaire.

Avantage, et non des moindres, le renouvellement de l’argent permet de vérifier aisément la manière dont l’argent a été gagné en cas de sommes importantes. En effet, l’argent obtenu par des comportements répréhensibles par la loi, malversations ou vente de drogue, est une source de souffrances pour le corps social.

Un système bioprotecteur doit donc veiller à ce que son système monétaire n’encourage pas l’argent mafieux. Le fait de changer de monnaie oblige la justification de sa provenance.

ball02c.gifUn système monétaire simple permet une économie simple et humainement respectueuse.

ball02c.gifL’ultra simplicité d’un système monétaire est une condition indispensable pour éviter les dérives et malversations financières.

ball02c.gifLes paradis fiscaux ne peuvent exister en bioéconomie.

4.  Amorcer et entretenir le cycle monétaire

Encore une fois, il est nécessaire de prendre exemple sur le vivant : les globules rouges sont fabriqués, ils accomplissent leur fonction, puis sont détruits et recyclés. De même, l’argent doit être émis, il permet les échanges économiques, puis au bout d’un certain temps il est nécessaire de le récupérer pour son renouvellement.cycle monétaire

L’argent est mis en circulation pour une période de dix ans. La onzième année l’argent est converti dans une monnaie de valeur identique mais de nom différent.

Ainsi par exemple, de l’année 2000 à l’année 2009 la monnaie peut se nommer Sol 1 (1 comme première dizaine), de l’année 2010 à l’année 2019, la monnaie se nomme Sol 2 (2 comme deuxième dizaine), etc…

Ces monnaies ayant strictement la même valeur, elles peuvent coexister pendant la période de conversion. Pendant cette année particulière, la monnaie doit être échangée. Passée l’année du recyclage, seule la nouvelle monnaie peut être employée. Ainsi, l’argent circule, est recyclé, et l’origine des fortunes est vérifiée. Un argent douteux, ne pouvant prouver son origine, ne peut pas s’échanger : il devient donc inutile de gagner de l’argent en vendant de la drogue ou des enfants.

La monnaie fiduciaire actuelle (pièces et billets) est échangée contre une monnaie fiduciaire équivalente, enregistrées nominativement.

La monnaie scripturale (monnaie des comptes bancaires) est échangée par l’Organisme de Circulation Monétaire, seul habilité à récupérer l’argent et à le verser sur un nouveau compte, identique mais en nouvelle monnaie.

Les biens, de type voitures, propriétés, yatch, entreprises, etc… sont enregistrés, et la conversion établie lors de l’enregistrement. L’origine de l’acquisition de ces biens importants est vérifiée à ce moment là, comme il l’est plus ou moins aujourd’hui par le fisc.

Pendant l’année de conversion, en harmonie avec les autres nations, chaque Etat réajuste très exactement la quantité d’argent qui doit être émise ou retirée du circuit pour correspondre à la capacité de travail de sa nation. Le budget est établi chaque année en tenant compte des options choisies par les citoyens.

 

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(1) Terme créé ici en comparaison avec le mot « hématopoïétique ». Hématopoïétiques se dit des organes qui fabriquent le sang (principalement moelle rouge des os, mais aussi ganglions lymphatiques et rate). Les banques centrales de chaque Etat, ou une unique banque centrale internationale, peuvent être considérées à l’identique, comme fabriquant l’argent pour les besoins du corps social.

(2) Denis Gauci. A.D.E.D. (Association pour les Droits Economiques et Démocratiques). BP 83 – 93190 – Livry-Gargan  aded.mail@oreka.com . Cette association a pour objet l’information généralisée sur les mécanismes de création monétaire. Il s’agit de faire en sorte que la société civile (l’Afrique et l’Amérique Latine paient un tribut particulièrement lourd au système monétaire mondial fondé sur l’endettement) retrouve sa souveraineté légitime dans l’acte de la création monétaire qui est aujourd’hui pratiquée, à presque 90%, par les banques commerciales, donc privées, et ceci pour l’appauvrissement des pauvres et l’enrichissement des riches. 

 

 

 

 

 

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