22. Fortune et pauvreté

Certaines cellules du corps ont besoin de recevoir plus de sang que d’autres cellules, c’est évident. Le cerveau, le cœur par exemple, sont des organes essentiels et leur fonctionnement exige un apport supérieur d’oxygène. D’autres cellules, celles des os ou des ongles, n’ont pas un besoin identique. Ce besoin d’oxygène dépend de la fonction physiologique qu’accomplit la cellule.

Si nous pouvons nous passer facilement d’un ongle, ou d’un os remplacé par une prothèse, en revanche, les cellules du cœur nous sont indispensables. Par contre, qu’une cellule d’un cheveu reçoive une quantité de sang, donc d’oxygène, 400 fois supérieure – voir 10.000 fois – à celle d’un intestin est totalement absurde ! Par comparaison, c’est ce que peut gagner un grand patron par rapport à son employée la moins rémunérée.

Nous voyons dans nos sociétés des cellules-individus au rôle parfaitement inutile et qui pourtant ont des fortunes immenses, alors que des soignants, des agriculteurs, au rôle fondamental, gagnent des salaires dérisoires. La fortune, au sens où on l’entend habituellement est donc une absurdité. richesseLa limitation de ce que doit recevoir une cellule est une évidence biologique, celle de la nécessité fonctionnelle. De même, il n’y a aucune raison que certains humains aient immensément plus d’argent que ce dont ils ont besoin. La grande richesse doit être limitée à un niveau voté démocratiquement.
Mais la stricte égalité comme le désirait le communisme n’est pas non plus logique et biologique.

Dans le corps social, le gain d’argent doit être en rapport avec l’utilité sociale.

Le salaire dépend de la fonction sociale de l’individu.

Plus cette utilité est grande,
plus la fonction sociale est indispensable,
plus le salaire doit être élevé.

Ainsi le salaire d’une assistante sociale doit être élevé, tandis que celui d’un producteur de gadgets, n’ayant qu’une utilité sociale des plus limitée, doit être minime.
On peut suggérer une grille d’utilité sociétale, permettant d’établir une grille des salaires conforme aux besoins de l’organisme planétaire. Cette grille est à réévaluer périodiquement et démocratiquement. Chacun peut alors recevoir son salaire horaire basique modifié par le coefficient d’utilité sociétale.

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