2. Bioéconomie : Mettre la Vie au centre

 1.    Un constat global terrible

Les principes économiques sur laquelle s’appuie la société humaine moderne conduisent à la misère, à l’asservissement des humains et des animaux, à l’extinction des espèces.

Ils détruisent l’environnement et bouleversent le climat de manière irréversible.

changement-climatique

 

Ces chiffres, à eux seuls, résument l’économie moderne :

800 millions de personnes souffrent de sous-alimentation chronique et chaque jour 100 000 personnes, dont 40 000 enfants, meurent de faim ou de maladies liées à la malnutrition et à la pauvreté. Par ailleurs, 1.000.000 d’espèces animales ou végétales sont menacées d’extinction par le changement climatique.

2.     Pourquoi cela ? 

Fondamentalement, parce que notre économie a mis au centre de ses préoccupations une chose et une seule, l’argent, au lieu d’y mettre la Vie.

Ainsi, méprisant la Vie, le respect de toutes les vies, il est logique qu’elle « encourage » l’exploitation, la destruction, la guerre, la peur et la consommation de marchandises.

La science économique ne se préoccupe pas du bien-être des citoyens mais de savoir si les bilans comptables sont bons. Elle ne regarde pas les êtres vivants, les humains, les animaux, les plantes, les milieux, mais elle tourne son attention vers les objets inanimés, la bourse, les taux de change ou de croissance, les graphiques, les calculs.

economie-finance

La science économique est devenue froide, complètement détachée du réel : elle perd de plus en plus le sens des réalités, négligeant ce que vivent les gens au quotidien.

Peu importe que des millions de personnes vivent dans la misère, pourvu que le PIB [1] soit bon ! Peut importe si le climat se dérègle, pourvu que le profit continue et que la Croissance se maintienne ou se réveille !

3.     Une science économique dépassée et biocide

Nos dirigeants suivent aveuglément une pensée unique et les préceptes d’une science économique dépassée car ils ont tous été formés à la même école, au point que les politiques de droite comme de gauche sont identiques, à quelques détails près.

Cette science économique générant l’esclavage, l’exclusion, le travail et la prostitution des enfants, l’illettrisme et la destruction du tissu social la délocalisation peut-elle être considérée comme soutenant la Vie ? En détruisant ses petits, sa jeunesse, ses forces vives, il détruit son avenir même. On peut donc dire qu’elle est profondément biocide [2].

C’est ainsi que la situation économique et sociale mondiale s’aggrave chaque jour un peu plus car l’économie dite moderne s’appuie sur des postulats erronés et des fondements pervers : elle ajuste toutes ses décisions sur des indices économiques inversés qui grimpent quand une catastrophe écologique, industrielle ou humaine s’abat, tel un tremblement de terre, l’explosion d’une zone industrielle, ou, pire encore, le déclenchement d’une guerre.

4.     Le système économique méprise le Vivant

Il travaille à la domination et l’exploitation de la nature mère et nourricière de toute vie, dont la nôtre. Les séquoias multicentenaires, les écosystèmes extraordinaires, les eaux immenses ne sont pour lui que des produits, des colonies, des ressources. Les forêts primaires sont abattues alors qu’elles sont l’habitat des trois quarts de la biodiversité et qu’elles nous fournissent une humidité indispensable. Les animaux sont élevés dans des camps de concentration et exterminés par millions pour nourrir le quart riche de la population mondiale.

Il faut bien l’admettre : une économie organisant la privatisation de l’eau, qui, par excellence, est le liquide qui conditionne l’existence des végétaux, des animaux, des hommes, des sociétés, liquide extraordinaire qui fait la différence entre un astre mort et une planète vivante, montre bien toute sa démence.

planete eau

5.     L’économie est une science artificiellement complexe

Avec un langage souvent difficile, elle est réservée, semble-t-il, aux seuls initiés. Pour beaucoup de personnes, il est difficile de comprendre les lois du commerce, tant nous sommes baignés dedans, comme le poisson qui ne peut voir l’eau de son propre aquarium.

En fait, nous sommes tous plongés dans une sorte d’hypnose collective qui nous donne à voir son unique version de la réalité. Nous nageons dans une sorte d’illusion : l’économie est ainsi, non pas pour des raisons inévitables, universelles, auxquelles nous ne pouvons échapper, mais simplement parce qu’on a pris l’habitude de les considérer comme telles.

… parce que nous avons accepté par culture, par éducation médiatique certains faits comme vrais. Ces « lois économiques » sont là depuis quelques générations : cela leur donne « naturellement » une forme d’existence inaltérable et monolithique. Nous ne sommes pas capables de les remettre en question simplement parce que leur existence fait partie de notre paysage mental, depuis notre naissance et qu’elles nous semblent aussi évidentes que la présence de nuages et de montagnes.
C’est en fait, presque, une simple question de neurologie.

Au nom de ce mode économique « naturel » on croit normal
qu’ « un état manque d’argent »,
que les « caisses sont vides »,
que « la pauvreté est inévitable »,
que « les classes enfantines sont obligatoirement surchargées »,
que « les infrastructures ne peuvent pas être suffisantes »,
que «les sans-abri sont insecourables »
et «le Tiers-monde est obligé de rester exsangue »…

Et comble de l’absurde, on pense l’existence même du système boursier incontournable, nécessaire et utile ! Ne croit-on pas aussi communément le chômage inévitable, mal inguérissable,  « naturel » en quelque sorte ? Or tout ceci est faux, non pas maintenant pour beaucoup, évidemment, mais dans son caractère inéluctable. Totalement illusoires surtout, sont les bienfaits que le système monétaire est censé nous procurer.

6.     Notre système économique est en réalité tout sauf naturel

Notre système économique n’est pas ce qu’il devrait être dans l’état actuel de notre intelligence, de nos connaissances et de nos moyens. C’est juste un système artificiel.

Un système monétaire, quel qu’il soit, n’est qu’un « objet » artificiel, plus ou moins performant, plus ou moins complexe ou adapté, mis en place pour répondre à une nécessité, à une époque donnée. Ce n’est qu’une construction démolissable, ou adaptable si besoin, comme avec la mise en place de l’Euro, par exemple.

7.     Le système monétaire est dépassé

Totalement.

Tout simplement parce qu’il s’est construit au fil des décennies, de bric et de broc, par les aléas de l’histoire et les influences de quelques-uns. Il a, de ce fait, totalement manqué de vision d’ensemble et ses différents morceaux ne sont qu’une suite d’accotements d’éléments non conçus pour s’imbriquer harmonieusement. D’où les ravages qu’il produit pour des milliards d’individus.

maisonOn peut faire cette évidente comparaison : notre système est comme une vaste demeure compliquée, bâtie au fil des ans de manière anarchique, avec des matériaux divers et non compatibles. Une petite mesure ici, une négociation là, un accord encore à cet endroit… et on rajoute un étage branlant à une construction dont les fondations sont de plus en plus rongées par le temps. L’édifice n’en peut plus et d’absurdité, d’incohérence et d’inhumanité. Les pièces sont de plus en plus exiguës, les couloirs inutiles, les placards trop obscurs. Les passages dans certains secteurs de cette étrange bicoque sont obligés, alors que cela procure des désagréments totalement inutiles et néfastes… Il est temps tout simplement de changer de demeure et de vivre dans un lieu enfin salubre, construit pour répondre aux besoins de tous, dans la simplicité.

8.     La compréhension de l’argent est déformée

La modernité est allée très loin dans la déformation de cette chose normale et nécessaire qu’est l’argent.

L’argent à l’origine n’est qu’un simple moyen d’échange, ni plus, ni moins…

C’est juste un outil qui montre la trace d’un échange entre des personnes.
Or, qu’arrive-t-il à l’argent ? Il perd un jour de sa valeur, le lendemain la reprend, permet un jour l’achat de x quantités de biens, quelques heures plus tard c’est la faillite possible… L’argent est devenu un objet déformable, et, pris dans la folie boursière, peut ne plus rien valoir du tout pour des dizaines de milliers de personnes lors d’un crash monétaire.

L’argent doit permettre la Vie et non la dégrader : ses fluctuations concourent à des destructions dramatiques de pans d’économies localisées, ce dont on pourrait se moquer éperdument s’il n’y avait pas derrière des femmes, des enfants, des milliers d’innocentes victimes frappées et dont la vie peut être détruite en quelques minutes, juste pour un effondrement du cours des actions.

Le système bancaire a réussi à ôter aux Etats la capacité de battre la monnaie nécessaire aux besoins de leurs peuples et se comporte comme un véritable cancer, drainant pour le seul profit des actionnaires des gigantesques multinationales tout le sang des nations.  La vision de ce qui se passe dans les places financières glace d’horreur les personnes de bon sens : d’un simple clic de souris, on peut mettre au chômage des milliers de personnes, sans même en avoir conscience. Combien de personnes sont décédées, de faim ou de désespoir suite à un licenciement inacceptable, à la chute du cours des matières premières, à la destruction programmée des cultures vivrières ou au besoin de bénéfices des entreprises pharmaceutiques ? Combien la barbarie des flux financiers a-t-elle provoqué de morts ? Quel est le bilan véritable de notre système économique ? Nous n’en savons pas encore le chiffre précis, mais il s’annonce d’ores et déjà plus terrible que ceux liés au communisme et au nazisme. Mais nous ne le l’envisageons pas, simplement parce qu’au cours des trois ou quatre derniers siècles, on nous a inculqué…

9.     … un certain nombre de fausses vérités sur l’argent.

Par exemple, que nous pouvions impunément jouer en bourse. Que la spéculation est une chose naturelle. Que la « libre » concurrence est une bonne chose. Que la croissance est souhaitable et indispensable. Qu’il est normal de rembourser plusieurs fois une dette ou de payer des intérêts… Bref nous en sommes venus à croire n’importe quoi.

10.    L’objet de ce site

 Ce site a donc pour objectif de montrer ces fausses vérités mais surtout de proposer un système économique viable, puisque fondé sur quelque chose qui marche depuis la nuit des temps :

 La Vie

bio-economie-vie

Ce site envisage
la perspective évidente
d’un monde meilleur,
paisible et accueillant.

 

 

 

 

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[1]Le PIB (Produit Intérieur Brut) est la somme des valeurs ajoutées de toutes les productions effectuées au cours d’une période donnée (l’année). La «valeur ajoutée» est la différence entre le prix d’achat et le prix de revente (ne pas confondre avec le bénéfice qui est une part de la valeur ajoutée : celle qui reste lorsque tous les frais de la production ont été comptabilisés).
[2] Le mot « biocide » vient de « bio » et de « cide » = « qui tue la vie »

Image maison : Richard Greaves, Artiste Anarchitecte

 

 

 

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