32.1. Les entreprises citoyennes

 

1. L’Etat peut posséder des  « entreprises citoyennes » pour permettre aux jeunes de démarrer et de monter une activité.

Ce sont les entreprises que l’Unité Locale (2) a mises en place pour répondre à un besoin spécifique de la population, et qui permettent de faire rentrer de l’argent dans la caisse, ce qui a pour fonction de faire circuler l’argent et d’améliorer les biens collectifs.

Les entreprises citoyennes fonctionnent comme des entreprises normales, mais les employés sont des salariés de l’Etat. C’est un partenariat d’aide à la création d’entreprise. Ainsi un jeune avec un projet intéressant, mais ne pouvant s’engager dans de lourds investissements, peut monter un dossier. Si l’idée semble prometteuse et utile à la société, ou en tout cas non néfaste, l’Unité Locale aide à monter l’entreprise avec des prêts sans intérêt.

Cela permet plus de liberté, en temps et en action, et un salaire correct. D’autres adultes compétents sont là pour aider. En contrepartie, une part des bénéfices est reversée à la collectivité. Les entreprises démarrent, elles peuvent ou non être rachetées par la suite. La collectivité est ainsi un moteur pour l’innovation, sans qu’il y ait nécessairement un coût humain douloureux en cas d’échec.

entreprise-libreCe système permet d’honorer cet aspect de l’humanité qui préfère travailler plus pour son propre compte que pour la collectivité, cet aspect de la psychologie négligé ayant conduit les systèmes communistes à l’échec… L’homme semble avoir besoin d’une part d’individualisme nécessaire… Cela évite aussi de tomber dans un système d’assistanat ou un système de fonctionnaires passifs. C’est en quelque sorte l’intéressement aux bénéfices, avec aide à la création.

L’entreprise est vendue en priorité à ceux qui travaillent déjà pour elle et qui l’ont fait prospérer. Quand une vente est ainsi réalisée, l’Etat récupère de l’argent. Il peut donc à nouveau réinjecter les sommes pour aider au démarrage d’une nouvelle expérience. C’est très important, parce que cela permet une véritable créativité.

Ces entreprises fonctionnent suivant un cahier des charges extrêmement respectueux de l’environnement et des valeurs humaines, ce qui correspond sur un plan bio-organique au travail pour le bien du corps social. Elles sont tenues de poursuivre ce respect, même une fois privatisées, ceci est stipulé dans les clauses du contrat de vente. Ainsi, petit à petit, l’éthique progresse, et par contagion, touche encore plus les autres entreprises… C’est une manière d’évoluer, par l’intérieur. L’Etat, comme un parent attentif en quelque sorte, donne la main à son enfant-entreprise et le lâche quand il est capable de marcher tout seul, sans danger pour lui-même et sans faire de mal à autrui. L’Etat ainsi est une véritable pépinière d’entreprises citoyennes.

2. L’entreprise en fonctionnement bioéconomique.

Comment une entreprise fonctionne-t-elle en mode bioéconomique, même dans un monde qui ne l’est pas encore ?

Tout d’abord, elle a du sens,
c’est à dire qu’elle est dans la logique de la Vie.

  • Donc elle n’est pas là, dans sa raison première, pour faire de l’argent, mais pour exister en harmonie dans le corps social tout entier, l’argent étant un moyen et non un but.
  • Elle propose donc un produit ou un service sociétalement utile.

Elle a pour rôle, ainsi que nous l’avons vu précédemment, de permettre à ses cellules-employés de vivre dignement : elle est donc avant toute chose au service de l’ensemble des personnes qui y travaillent. Entreprise-collaboratative-2Ainsi son souci est un développement tranquille harmonieux, son but n’est pas de grandir démesurément, mais d’être solide et présente dans le tissu social local, soucieuse de chaque cellule-humaine alentour et de l’environnement. Elle refuse la concurrence, ne cherchant qu’à exister sereinement.

Ses bâtiments et ses déchets immédiats, ainsi que les déchets que deviendront ses produits, respectent l’écosystème. Elle tend par une gestion appropriée vers une utilisation minimale des ressources de la Terre, en se servant d’une énergie renouvelable. Elle réduit au maximum ses déchets non dégradables et protège les biotopes en participant à leur réensemencement.

La direction d’une telle entreprise assure la coordination du travail et recherche le bien-être de l’ensemble des employés. Les décisions qui engagent l’avenir ou les options de l’entreprise sont prises en consensus. Les employés reçoivent un salaire décent, et une participation aux bénéfices, déterminée par l’assemblée des travailleurs. Les conditions de travail sont les meilleurs possibles. La recherche de l’amélioration de ces conditions de travail est un souci constant. Nul licenciement ne peut intervenir, si l’entreprise fait des bénéfices, sauf faute grave.

Les investissements sont trouvés auprès de l’Etat, ou auprès de particuliers, sous contrat clair et précis. Celui-ci stipule expressément le taux de rémunération des actionnaires et leur non-participation aux choix de l’entreprise qui reste seule propriétaire de son outil de travail et maîtresse de ses décisions.

Le montant de ces investissements doit être raisonnable afin que l’entreprise ne puisse être en danger, ce qui l’obligerait à diminuer les acquis sociaux des employés.

En aucun cas, une entreprise ne doit se mettre dans le système boursier, car le mécanisme même de celui-ci la conduirait à être phagocytée par de plus grosses entreprises n’ayant pas un fonctionnement vitaliste.

L’entreprise est solidaire : afin de restaurer le tissu social « entreprise », qui est un des tissus les plus atteints du corps social planétaire actuellement, elle se fédère aux autres entreprises biovitales pour s’apporter une aide mutuelle et développer le concept d’une bioéconomie. Cette fédération est un des moyens pour faire basculer notre mode d’esclavage à peine déguisé en mode responsable et solidaire.

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