39. L’eau

L’eau

« Comment peut-on vendre ou acheter le ciel, la chaleur de la terre ? Cela nous semble étrange. Si la fraîcheur de l’air et le murmure de l’eau ne nous appartiennent pas, comment peut-on les vendre ?» (Déclaration du chef indien Seattle en 1894.)

S’il est une chose qui montre bien toute la démence actuelle c’est bien notre rapport à l’eau.

Elle constitue en moyenne 70 % de notre corps vivant. C’est-à-dire, à peu de choses près, que nous sommes de l’eau, avec quelques autres molécules entre. Notre santé repose sur l’eau, sur l’équilibre de ce qu’elle contient, sur sa pureté, sur sa capacité à aller jusqu’au bout de nos vaisseaux, de nos cellules.

Curieusement, 70 % de la surface de notre planète est aussi occupée par les mers, rivières, océans… Sans eau, il n’y aurait pas eu de vie sur la planète bleue. Par le cycle magique de l’eau, toutes les vies sont interconnectées. Nous pouvons boire des molécules d’eau, qui un jour, il y a des milliers d’années, ont permis à un aborigène australien de survivre dans le bush… Nous pouvons utiliser de l’eau qui, après un long voyage, de gouttes en vapeurs, de nuages en rivières, nous vient de l’Egypte pharaonique ou de la lointaine préhistoire. Nous utilisons l’eau pour des centaines d’usages, pour boire, pour nous laver, pour faire pousser nos légumes, pour diluer nos médicaments, pour soigner nos rhumatismes, pour notre industrie, pour refroidir les réacteurs nucléaires. Nous pouvons même couper des objets avec un jet d’eau fin et puissant… Pour évoquer l’eau nous avons des centaines de mots : fleuve, ruisseau, flocon, pluie, brume, brouillard, étang, lac, bruine, mer… La neige, suivant sa nature, engendre des dizaines de mots dans la seule langue Inuit…

Nous sommes en réalité de l’eau gélifiée…
Comment un esprit pervers
a-t-il pu un jour concevoir l’idée de privatiser
ce qui est notre constituant fondamental ?

Comment peut-on envisager de dépendre jour après jour de multinationales qui, ainsi, détiennent droit de vie sur nos personnes ? Comment nos gouvernements peuvent-ils être assez fous pour permettre cela ? Et nous, citoyens, comment pouvons-nous être assez stupides pour autoriser cette dépendance absolue ?

ball02c.gif Indispensable à la Vie,
l’eau ne peut être considérée comme une marchandise.

ball02c.gif L’eau, par sa fonction et par sa nature, est sacrée.

ball02c.gif L’éducation au respect de l’eau doit réenchanter nos rapports avec ce liquide source de toute vie.

Le rapport à l’eau dans la civilisation de l’argent est doublement stupide : d’abord en la voulant monnayable, ensuite dans sa manière de traiter cet élément essentiel.

N’est-ce pas absurde de payer de l’eau que personne n’a fabriquée ? Elle tombe du ciel par le miracle renouvelé de son cycle. Aucun nuage ne tend la main pour recevoir quelques billets en échange de ses chagrins. Aucune rivière ne réclame quelques piécettes pour s’épancher… Nous ne devrions avoir à payer que son coût d’acheminement, ce qui est loin d’être le cas : puisque nous avons privatisé les compagnies d’eau, et celles-ci se hâtent d’empocher de juteuses liquidités, si j’ose dire…

ball02c.gif La privatisation de l’eau est incompatible avec le respect de la Vie, et avec la liberté des individus.

ball02c.gif L’eau est un bien public.

ball02c.gif L’eau est fournie par l’Etat.

ball02c.gif La gestion autonome et responsable de l’eau doit être encouragée par des mesures appropriées.

ball02c.gif Les habitations sont équipées de citernes et de systèmes pour recueillir la pluie.

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