36. L’énergie

Une interaction harmonieuse avec l’environnement : ressources et politique énergétique

Le corps humain planétaire n’est pas un objet isolé dans un univers stérile. Il fait partie d’un autre organisme vivant, la Terre. Il tire d’elle tous les éléments nécessaires à sa survie et à son bien-être. De la bonne santé de cet autre organisme, dépend donc la santé de la société humaine.

ball03i.gif Tous les fonctionnements de la société doivent par conséquent être en interaction harmonieuse avec la terre et l’ensemble des autres êtres vivants.

ball03i.gif La bioéconomie envisage dans ses fondements même la préservation de l’environnement et la restauration des espaces abîmés.

Au lieu passer au dernier rang des préoccupations gouvernementales, la restauration écologique doit devenir une priorité : d’elle dépend l’avenir de l’humanité, nous ne pourrons l’oublier plus longtemps… Le changement climatique va, de plus en plus se charger de nous le rappeler. Il s’agit donc de développer les semblants de ministères de l’écologie pour qu’ils deviennent enfin efficaces. Non seulement pour préserver nos ressources et, par conséquent, notre survie future, mais aussi sur un plan économique : il y a là des milliers d’emplois à créer [1]. Car, au-delà des aspects purement écologiques ou affectifs que nous porterions à la Terre,

ball03i.gif La préservation, la conservation, la restauration et le réensemencement des écosystèmes est une véritable mine d’or pour l’emploi, source de richesse et de bien-être collectif.

ball03i.gif Aucune décision économique ne doit être prise si elle a pour conséquence une destruction de l’environnement. S’il y a destruction localisée, une réparation immédiate doit être envisagée et exécutée immédiatement après.

ball03i.gif Une société bioéconomique favorise par des salaires élevés la reconstitution des milieux et la préservation des espèces.

ball03i.gif Elle encourage l’exploitation des ressources renouvelables et pénalise les ressources qui ne le sont pas.

1. L’énergie en général

Nous avons largement de quoi vivre tous confortablement, mais nous ne vivrons pas longtemps si nous continuons à détruire notre planète.

Notre impact technologique est trop violent, trop important. Insensé. Nous utilisons une énergie ancienne que la terre a mis des millions d’années à stocker dans ses profondeurs. Sans une once de cervelle, nous libérons dans l’atmosphère des gaz à effet de serre, si brutalement que nous voyons déjà, à l’aube du XXI siècle, le désastre arriver.

Plus de deux mille savants nous avertissent : nous courons à la catastrophe. Pourtant, nos gouvernements, tranquillement, continuent à encourager la délirante Croissance et l’industrie automobile pétrolière, alors que d’autres solutions existent…

Semaine après semaine, nous alimentons sous la marmite où nous nous trouvons des flammes qui nous font cuire à petit feu.

Comme la grenouille dans la casserole qui oublie de bondir devant l’augmentation progressive de la température, nous nous habituons. Quand l’eau bouillira, il sera trop tard, nous serons cuit sans nous en être aperçus… Les tornades ravagent les côtes Est. Les inondations dévastent des régions entières. Des hivers glacés s’abattent sur la Mongolie, faisant des milliers de victimes. Les coraux blanchissent et se meurent à cause de l’augmentation du CO2 et de la température. Nous aurons détruit les massifs coralliens, les forêts sous-marines avant même d’en connaître le dixième des secrets. Nous perdons ainsi chaque jour l’occasion de trouver le remède qui pourrait peut-être un jour sauver l’Humanité d’un virus destructeur. Les tempêtes détruisent nos forêts. Des vagues de chaleur jamais vues assèchent les paysages. Les incendies se multiplient, augmentant encore la chaleur de l’atmosphère, on pleure ceux qui, littéralement, sont morts de chaleur.

Au lieu, de changer radicalement ses pratiques, le gouvernement étasunien enjoint à ses citoyens de s’adapter, le mode de vie du mangeur de hamburger n’étant pas négociable. Les occidentaux d’Europe ne le disent pas ouvertement, tiennent de beaux discours écologiques, mais font strictement la même chose. Récemment, les industriels européens ont demandé à Bruxelles de revoir, voire de suspendre, le calendrier des accords de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre, parce que devant le refus des USA de ratifier l’accord, devant la réticence affichée de la Russie à respecter ses engagements, et devant l’exonération faite à la Chine au titre de pays en voie de développement, les poids lourds de l’industrie européenne ont peur de « perdre de la compétitivité ». Mettre l’avenir de la planète en balance avec le profit à court terme d’une entreprise, dans un cas pareil où les conséquences néfastes sont connues, mesurées et globales, relève au mieux de la folie furieuse, au pire d’un véritable crime contre l’ensemble de l’humanité. Il faudrait littéralement assigner les gouvernements irresponsables devant un tribunal international, pour crime contre l’humanité, destruction programmée de la planète et mise en danger des générations futures.

Jusqu’où la folie de nos dirigeants va-t-elle nous mener ? Et nous, citoyens basiques, quand nous réveillerons-nous enfin ? Quand porterons-nous plainte pour leur irresponsabilité et leur participation au saccage de l’environnement ? Avant ou après le point de non-retour ? Combien de catastrophes nous faudra-t-il encore pour comprendre ? Combien de mois de sécheresse et de canicule ? Combien d’inondations, d’écroulements de glaciers, de submersions d’îles paradisiaques, emportant des milliers de vies humaines, avant que nous nous inquiétions ?

Chaque jour, dès que nous utilisons une autre énergie que celle qui est présente à la surface de la Terre, nous remettons en circuit de la chaleur d’autrefois, refroidie et solidifiée et qui devrait le rester impérativement (charbon, pétrole, gaz, atome).

Cette énergie fossilisée est la transformation de l’énergie solaire sur des millions d’années : le soleil a fait pousser les forêts gigantesques des ères passées, piégeant dans les troncs immenses le CO2 présent dans l’atmosphère à ce moment-là. C’est ce piégeage dans les grandes forêts puis dans les profondeurs de la terre, sous forme de champs pétrolifères, de gaz, de roches minières qui a fait baisser le taux de CO2, et les autres gaz à effet de serre qu’il y avait à l’époque à la surface du globe. La mise hors circuit dans la roche de cette ancienne énergie solaire a permis à la terre de diminuer sa température et de la maintenir à une intensité thermique compatible avec la Vie.

Chaque fois que nous utilisons de l’énergie ancienne, nous remettons dans notre atmosphère le CO2 appartenant à ces temps anciens.

L’augmentation des températures, chaque fois dans le passé, a conduit à l’extermination de 90 % des espèces vivantes. Bien sûr, la vie ne s’est pas arrêtée, elle a redémarré. Mais ce qui s’est fait accidentellement, sous l’effet du volcanisme, ou sous l’impact d’une météorite, ou durant des millions d’années, nous le créons en quelques dizaines d’années de manière artificielle, en introduisant des paramètres non prévus par la nature, tels les gaz de refroidissement, détruisant l’ozone. Nous nous approchons dangereusement de seuils au-delà desquels il ne sera plus possible de revenir en arrière. Au bout du réchauffement, par un gigantesque mouvement d’équilibrage interne, la terre se refroidira en entraînant une glaciation qui sera peut-être encore pire que l’élévation des températures. A moins, que, cette perturbation n’étant trop rapide, la Terre perde ses capacités à s’autoréguler et que nous tuions ainsi notre planète, ce d’autant plus que nos poubelles radioactives risquent bien d’avoir un impact catastrophique.

Il n’y a qu’à lever les yeux dans l’espace infini pour voir que la vie n’est pas si fréquente : elle est fragile et nous devrions tout faire pour la préserver.

Cette politique énergétique est donc un véritable suicide.

Chaque fois que nous utilisons une énergie archaïque nous inversons le processus de vie qui avait fait baisser le taux de CO2. Nous traçons le chemin de l’évolution à l’envers.

Au contraire, chaque fois que nous utilisons une énergie actuelle, «vivante », présente actuellement à la surface de la terre, nous «solidifions » le CO2 dans nos réalisations, dans nos infrastructures, comme la Terre autrefois dans ses fougères arborescentes et ses grandes forêts. Nous devons donc soustraire l’énergie à la Terre, non en rajouter en manipulant la matière.

Chaque fois que nous utilisons les énergies renouvelables, nous réamorçons le cycle de transformation de l’énergie solaire en un stock stable.

Les seules énergies qui ne modifient pas le climat de la terre sont celles qui sont déjà présentes à sa surface, solaire, éoliennes, hydraulique, géothermique ou issue du biotope. En les utilisant, et elles seules, nous pouvons faire diminuer l’effet de serre.

Il ne s’agit donc pas de moindre dépense d’énergie,
chose qui terrifie nos gouvernements,
mais bien de changer d’énergie.

ball03i.gif Les financements de recherche autrefois affectés aux énergies fossiles ou nucléaires sont affectés massivement aux énergies renouvelables.

ball03i.gif Afin d’éviter les pertes dues à la distribution, et de favoriser l’indépendance des individus et des collectivités, le maximum d’énergie est produit sur place par des systèmes de production locaux et autonomes.

ball03i.gif L’isolation des habitations permet un mode de vie agréable et de grandes économies énergétiques. Les habitations et bâtiments publics produisent eux-mêmes leur propre énergie.

ball03i.gif La bioéconomie encourage les économies d’énergie et l’efficacité.

ball03i.gif Il est nécessaire de rechercher une meilleure utilisation de l’énergie, plutôt que de chercher de nouvelles sources et d’en consommer davantage.

ball03i.gif L’éducation à l’efficacité et à la diminution énergétique est une priorité pour lutter contre le changement climatique.

2. Cas particulier de l’énergie nucléaire

Utiliser de l’énergie électrique pour se chauffer alors que d’autre solutions existent est une erreur grave, c’est un gaspillage inadmissible. C’est d’autant plus grave quand cette énergie est nucléaire, car, si elle paraît moins dangereuse en production de gaz à effet de serre – un argument publicitaire – elle implique des risques inouïs pour l’environnement ( en réalité la construction, la maintenance, la destruction d’une centrale et la gestion des déchets sont extrêmement coûteux en énergie et en pollution). On évite la peste, mais on risque avec elle le choléra, la lèpre, la malaria et le Sras réunis…

Qu’une maladie virale, pareille à la grippe espagnole, s’abatte et qui surveillera nos centrales ? Lors des grandes chaleur de l’été 2003 n’a-t-on pas vu, avec terreur et stupéfaction, des lances à eau refroidir les murs des centrales, parce que le soleil, juste le soleil, surchauffait les usines ? Cette eau, prélevée dans des nappes phréatiques ou les cours d’eau, chauffée à des températures élevées, a été rejetée dans les rivières, tuant des milliers d’animaux et favorisant des agents pathogènes. Si demain des tremblements de terre plus puissants que prévus ont lieu, qu’adviendra-t-il des centrales construites en pleines zones sismiques ? Qu’il gèle et le problème de refroidissement se pose… qu’une inondation survienne, et on doit aussi arrêter les pompes de refroidissement…

On se souvient des conséquences de Tchernobyl… c’est déjà un « bel » aperçu de l’horreur nucléaire… Des dizaines d’enfants naissent avec de terribles malformations… La région est dévastée pour toujours…

Tous les gouvernements qui maintiennent du nucléaire sur le sol de leurs administrés mettent en danger la vie d’autrui, les générations futures, voire l’avenir même de la planète, s’il survient un jour une catastrophe majeure de type changement d’axe magnétique de la Terre, ou pire, la chute d’une météorite.

Qu’une météorite, aussi petite que celle qui a explosé au dessus de Toungouska [2] – et ne parlons pas d’une plus grosse -, tombe sur ou à proximité d’une centrale nucléaire, ou sur la Hague :

combien de milliards de particules radioactives
empoisonneront-elles la Terre pour toujours ?
Comment les divers gouvernements peuvent-ils être
assez déments, assez insensés
pour ne pas prendre en compte ce risque ?
Tchernobyl n’est-il pas assez Exemplaire ?
Comment l’ONU peut-il permettre
à un ou à quelques gouvernements
de prendre en otage la Vie même de la planète ?

Depuis la chute de la comète Schumaker et Levy sur Jupiter en 1994, nous avons perdu notre illusion confortable : nous le savons maintenant, le risque de recevoir une météorite importante ou une comète est de 100 %.

La question n’est plus de savoir « si »,
mais « quand » cela arrivera.

Et quand cela adviendra, combien d’atomes déments enverrons-nous dans notre environnement sous l’impact ? Nos gouvernements, qui continuent à encourager la production de matières radioactives sont clairement des assassins en puissance, détenant le bouton du génocide de l’humanité et de milliers d’espèces. Il est insensé de croire que rien ne se produira dans les décennies à venir : au moment où j’écris ces lignes, une fois de plus un incident a eu lieu dans une centrale, en Suède… puis à Blavais, en France… Ces poubelles démentes risquent bien, un jour ou l’autre, de nous sauter à la figure. Ne parlons pas évidemment de terrorisme…

Par ailleurs, l’utilisation du nucléaire relève de la schizophrénie terrienne la plus complète :

l’énergie nucléaire est comparable
à la mise en Terre d’un morceau de soleil.

La quantité d’énergie produite est d’une certaine manière identique à celle qui gît au cœur de notre astre : ceci n’a tout simplement pas sa place sur Terre. La Terre est un gigantesque oasis de vie, pas une énorme centrale thermonucléaire. Observons notre soleil : abrite-t-il la Vie en son sein ? Non, bien évidemment ! Il y a une grave confusion. Utiliser l’énergie nucléaire est doublement stupide : d’abord parce qu’elle est susceptible de détruire notre écosystème par radioactivité, ensuite parce qu’au lieu d’enlever de la surface de la Terre sa chaleur pour la solidifier, nous en rajoutons en déstructurant la matière où cette énergie était piégée. C’est complètement inconséquent !

ball03i.gif Le nucléaire est totalement incompatible avec le vivant.

ball03i.gif La bioéconomie ne peut pas prendre option sur les technologies nucléaires, les risques physiques étant trop importants, la technologie clairement sous-maîtrisée, les risques terroristes trop grands, le principe même à l’encontre de la diminution de l’effet de serre. C’est de plus une technologie qui n’est pas faite pour la planète vivante qu’est la Terre.

3. La privatisation de l’énergie

Un enfant qui joue dans un jardin public à besoin d’énergie pour cette activité indispensable à son épanouissement : il court, saute, grimpe sur le toboggan, escalade des montagnes imaginaires sur des bancs de bois, poursuit d’infâmes pirates ou se prend pour un super héros. Pour cela, toutes les cellules de son corps engagées dans l’action ont besoin de recevoir non seulement de l’oxygène mais aussi un carburant énergétique sous forme de glucose. Un organisme en bonne santé distribue ce sucre suivant la nécessité du moment. Que ce sucre soit distribué aux jambes, mais pas au cerveau, notre enfant s’évanouirait. Pareillement, que le cerveau reçoive sa part, mais pas les muscles, le petit homme ne pourrait avancer…

Vouloir privatiser l’énergie d’un pays, revient à vouloir privatiser pour les organes et les tissus d’un corps l’apport en glucose dont ils ont besoin. Il est essentiel que le corps social tout entier soit approvisionné en glucose-énergie, pour un fonctionnement harmonieux. Or, l’expérience le montre, la privation entraîne toujours secondairement des hausses de tarifs, des failles dans les systèmes de distribution, des secteurs moins bien desservis que d’autres, des infrastructures qui se dégradent par recherche de profit.

ball03i.gif L’énergie est un bien public.

ball03i.gif La bioéconomie implique que l’énergie distribuée le soit par l’Etat, au service de tous.

4. L’énergie grise

Le consumérisme, avec sa logique meurtrière, encourage démesurément la consommation, à tel point qu’elle incite à construire des appareils aux durées de vie raccourcies. Ainsi de nombreux appareils, tel des grille-pain, des robots, des aspirateurs, sont fabriqués aujourd’hui de telle manière (pièces fragilisées, matériaux au rabais…) qu’ils n’auront qu’une durée de vie limitée, si possible, à une date la plus proche après l’expiration de la garantie.

Il faut racheter le produit. Alors qu’il y a vingt ans, un grille-pain pouvait durer toute une vie, maintenant, il ne fait pas deux dizaines de mois. Aujourd’hui, les voitures trépassent vers les 200 000 Km, 300 000 pour les diesels, alors que la technologie, les matériaux, la précision d’usinage, les connaissances en chimie de la corrosion, les performances des carburants et l’état général de nos routes permettraient de construire des voitures roulant plus d’un million de km. On pourrait sans problème construire des voitures qui fonctionneraient toute notre vie, ce qui serait une des manières de régler la pollution engendrée par les casses… Mais il faut bien entretenir la bête à produire et vendre à tout prix ! On pourrait ne rien y trouver à redire, après tout, sur une planète illimitée. Mais cela multiplie les énergies grises [3] de manière catastrophique. Si un appareil est remplacé plus vite, sa consommation grise sera bien plus importante, puisqu’il faut re-fabriquer l’objet. Ainsi, plus un produit dure, plus il est écologiquement respectueux, en terme d’énergie, et en terme de ressource.

ball03i.gif La bioéconomie favorise la production d’objets solides et durables par des lois cadres.

ball03i.gif Une pénalité financière accompagne les produits dont la durée de vie n’est pas maximale.

Ainsi, au lieu de fabriquer du « prêt à jeter » comme actuellement, juste pour engraisser les multinationales ivres de gagner toujours plus d’argent, nous fabriquerons des objets solides, faits pour durer, épargnant par là au maximum les ressources de la planète. Du même coup, nous pourrons réduire la quantité de déchets que nous entassons et qui nous submerge d’une marée noire, puante et toxique…

S’il n’est pas visible :
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[1] Le parc de Neru au Kenya en est une parfaite illustration. Dans ce parc magnifique, les animaux ont été braconnés jusqu’à leur entière disparition. Grâce au Kenya Wildelife Service, depuis 1999, ce parc est en train de renaître et offre plus d’une centaine d’emplois : rangers, vétérinaires, biologistes, généticiens, épidémiologistes, statisticiens, botanistes, personnels pour les captures, ouvriers pour l’entretiens des pistes, des infrastructures, des barrières électriques, des hôtels, des véhicules, cinéastes, concepteurs de site internet, etc… Pour les besoins du parc, les populations locales sont sollicitées. De plus le retour des espèces animales s’accompagne du retour d’un tourisme amoureux de la nature, ce qui crée à nouveau des emplois.

[2]Le 30 juin 1908 à 7h du matin, en Sibérie dans la zone de la rivière Toungouska un tout petit objet de 60 m et de 100 000 tonnes, a explosé à environ 8000 m d’altitude. Il percuta l’atmosphère terrestre à la vitesse de 16 km/s. Il a détruit la Toundra sur 2 000 km², l’équivalent de la région parisienne. La zone fut dévastée sur un diamètre de 60 km. Des traces d’incendies furent retrouvées sur 1000 km2 autour du point zéro. La puissance de l’explosion 40 millions de tonnes de TNT correspondant à 2000 fois la bombe d’Hiroshima. Par comparaison, l’astéroïde qui percuta le sol en Arizona, créant Meteor Crater, avait une puissance de 10 fois plus faible. La déflagration fut entendue à plus de 1 000 km. Le flash aurait eu une luminosité 50 fois supérieure à celle du Soleil. Les poussières furent dispersées jusqu’à 40 à 70 km d’altitude ce qui provoqua des nuits claires et l’on rapporte que les gens pouvaient lire leur journal la nuit, à Londres. La noctiluscence provoquée fut visible à l’observatoire astrophysique Smithsonian et à l’observatoire du Mont Wilson en Californie. La luminosité nocturne, inhabituelle, persista pendant 2 mois. L’observatoire d’Irkoutsk situé au sud-est à 900 km de l’épicentre a constaté des anomalies magnétiques du champ magnétique terrestre. Les mêmes perturbations furent enregistrées lors d’explosions nucléaires dans l’atmosphère. Des secousses furent enregistrées par les sismographes du monde entier. Les vortex créés par ces incendies perturbèrent la circulation de l’atmosphère sur toute la Terre.
(…) On estime qu’un objet de moins de 100 m, tombe tous les 1000 ans. Et le prochain impact de 10 km aura lieu avant 500 000 ans.
Source : astronomie-astraunautique.com

[3]L’énergie grise est l’énergie nécessaire tout au long de la durée de vie d’un produit, de sa création jusqu’à sa destruction.

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