37. L’habitat

L’habitat

1 MILLIARD d’êtres humains
vivent dans des bidonvilles ou équivalents
et 17,1 MILLIONS de personnes sont des réfugiées…
du fait de la destruction de l’agriculture vivrière, des guerres,
des conflits, de la famine, de la concurrence, des crashs boursiers, etc…

butto02b.gif Normalement, une enveloppe protège le matériel génétique d’une cellule, afin d’assurer sa protection et sa survie. Tout comme chaque cellule est protégée dans notre corps par sa membrane cellulaire, sous peine de perdre son matériel génétique, chaque famille humaine devrait pouvoir trouver un habitat protecteur, pour mettre à l’abri ses enfants.

ball02d.gif Le droit à l’accession à la propriété d’un toit est un besoine et un droit fondamental.

Mais dans l’univers impitoyable de la « libre » concurrence, le prix des maisons est si élevé que ce besoin absolument fondamental, avoir un toit, ne peut être assouvi par des millions de personnes. Les gens s’endettent pour leur vie entière, afin d’obtenir des demeures qui peuvent être détruites en quelques secondes, parce qu’on les bâtit avec des matériaux au rabais.

ball02d.gif Pour se loger, le droit à prêts sans intérêt pour l’obtention d’une demeure est accordé automatiquement à chaque famille, dans la mesure de ses capacités de remboursement.

Dans de nombreux pays, le déracinement fait qu’il est même impossible d’avoir un toit, et que des enfants naissent et meurent dans des environnements aussi terribles que les montagnes de déchets vomis par les grandes villes. Les mégapoles offrent un univers de folie, où l’on grandit dans la terreur et la violence, où la nature devient inexistante. L’univers de béton, hautement pathogène, conduisant à la schizophrénie, développe la violence, et cet endroit, censé être protecteur, devient un véritable coupe-gorge. La promiscuité, elle aussi, rend fou et mène directement à des drames de voisinage effroyables et des comportements pathologiques. On voit, à cause d’elle, des gens tirer à coup de carabine sur des adolescents innocents, qui ont juste le tort de vivre à côté et de rire trop fort. L’histoire le montre : plus l’Homme s’éloigne de la nature, plus il devient fou et inquiet. La paranoïa des Etats semble aller de pair avec la hauteur des gratte-ciel érigés sur leur sol…

butto02b.gif L’homme moderne construit des immeubles démesurés, capables de s’écrouler comme des châteaux de cartes, de flamber comme des torches gigantesques. Sans se préoccuper des séismes, sa volonté de réduire les coûts lui fait rogner sur les prix, donc la qualité des matériaux. Qu’un tremblement de terre secoue la croûte terrestre, et des milliers de personnes sont ensevelies tragiquement. Si les gens ne meurent pas sous les décombres, ils y périront d’explosions de gaz ou d’épidémies, parce que les maisons ne sont pas autonomes, et les villes trop resserrées.

ball02d.gif L’habitat doit permettre une vie harmonieuse et en sécurité pour tous les individus.

butto02b.gif L’enveloppe cellulaire est naturelle, faite de matériaux que l’individu a puisés dans son alimentation venue de la nature. Normalement, cette enveloppe est solide, souple et protectrice. Aucune de nos cellules ne survivrait dans une coque de métal ou de béton. Pour l’homme, inconsidérément, nous fabriquons des maisons et des immeubles avec des matériaux artificiels qui consomment pour leur fabrication et leur transport 45 % de la consommation énergétique mondiale. 40 % du bois, des matières premières et de l’eau servent pour cette production et pour le transport des matériaux. Alors qu’on peut très bien construire des maisons peu coûteuses, solides et belles dans des matières naturelles. Des villes d’Afrique sublimes, faites de pisé, nous montrent leur beauté, leur confort, leur isolation thermique. Il ne serait pas difficile d’augmenter leur solidité avec les techniques modernes de coffrage, d’allier l’écologie ancienne et les connaissances d’aujourd’hui en matière d’armatures…

butto02b.gif En changeant nos modes de construction nous pourrions ramener ces 45% de la consommation énergétique à quelques pour cents à peine. Ces maisons, faites de matériaux naturels, pris dans l’environnement immédiat, conçus par la recherche en matière de sécurité et de confort thermique, diminueraient d’autant la facture énergétique et donc notre impact sur l’effet de serre.

Les matériaux utilisés aujourd’hui sont hautement polluants. Le recours à la technologie a fait perdre de vue la nécessité d’isoler sa maison… puisqu’il est si facile de brancher des radiateurs électriques. On a perdu une qualité essentielle de l’habitat : l’autonomie. Autrefois, les villages isolés pouvaient passer de longs mois d’hiver coupés du monde extérieur, et les gens survivaient. Aujourd’hui, qu’une route s’écroule et c’est la panique totale. Nous ne savons plus vivre en sécurité sur nos terres. Du fait de notre dépendance absolue, notre civilisation devient d’une fragilité extrême. Qu’une grave pénurie des transports arrive, et plus personne ne pourra se nourrir. Qu’une catastrophe ou un attentat survienne, et ce sont des centaines de personnes d’un coup qui trouvent la mort. Nos villes sont comme des fourmilières, asservissantes, dangereuses, inhumaines. Alors qu’un demi-hectare suffit à nourrir une personne en agriculture bio intensive et à la loger avec les matériaux issus de son sol même, des centaines de kilomètres carrés sont dévastés, recouverts d’une agriculture intensive qui tue la couche arable. Si nous vivions avec une agriculture bio intensive nous n’aurions besoin d’occuper que l’équivalent de la surface de l’Afrique pour nous nourrir… de quoi largement laisser de l’espace pour l’industrie et faire d’immenses sanctuaires écologiques…

Nous devrions pourtant, par simple bon sens, être capables de nous réchauffer sans dépendre des autres, de capter l’eau de nos toits, sans recourir à des compagnies d’eau, de nous nourrir localement, sans attendre nos aliments de convoyeurs intercontinentaux. Dès que nous franchissons les 50 kilomètres pour construire notre habitat, nous mettons en route toute une infrastructure de pollution, des camions, des extractions qui éventrent les montagnes, des pétroliers qui coulent pour alimenter les moteurs…

« [La civilisation industrielle] ne semble pas se rendre compte que ses systèmes sont essentiellement fondés sur des formes d’organisation extrêmement vulnérables. Ces systèmes, sans qu’on sache pourquoi, s’effondrent au moment où on en a le plus besoin. » (Vandana Shiva)

ball02d.gif Il est de la plus haute importance, dans une logique de survie, de revenir, tout en tenant compte des progrès technologiques, à un habitat dont les éléments, au maximum, sont issus du sol même où cette demeure est construite.

ball02d.gif Pour diminuer l’impact écologique de chaque habitant, l’habitat doit offrir le maximum d’autonomie en eau et en énergie, ainsi qu’au plus proche, des terres pour se nourrir.

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