32. Le travail associatif

Le travail bénévole, le travail associatif.

Actuellement, nous pouvons observer une chose étrange : il se développe et même s’hypertrophie quantité de métiers directement ou indirectement toxiques pour l’humanité ou l’environnement. On fabrique des millions d’objets futiles, juste pour faire marcher la machine économique et la Déesse Croissance. Des millions de personnes « gagnent leur vie » sur la mort des autres, en fabriquant des engins de destruction. Pendant ce temps-là, les métiers vraiment nécessaires, utiles ou indispensables, sont bien souvent assurés par des bénévoles, travaillant plus ou moins gratuitement pour des associations. Ainsi trouve-t-on des associations permettant la sauvegarde d’espèces, le nettoyage des rivières, l’éducation des enfants, le transport de malades, l’accueil des orphelins… Ainsi nos pompiers, risquant gravement leur vie, sont souvent sous-payés. On retrouve les bénévoles dans le secteur associatif, l’accompagnement aux mourants, l’aide aux personnes âgées, le soutien scolaire, etc. Bref, partout où il y a des vrais besoins !

Les activités bénévoles font baisser le PIB

Dans le même temps, toutes les activités bénévoles qui, grâce en particulier aux associations loi 1901, dont nous nous apprêtons à fêter le centenaire, ont permis d’éviter ou de limiter une partie des effets de ces catastrophes, par exemple en allant nettoyer les plages polluées ou en aidant gratuitement des handicapés, n’ont, elles, permis aucune progression de richesse et ont même contribué à faire baisser le produit intérieur brut en développant des activités bénévoles plutôt que rémunérées. Autant dire que nous marchons sur la tête et que dans le même temps où l’on va célébrer le rôle éminent des associations, nous continuerons à les traiter comptablement, non comme des productrices de richesses sociales mais comme des « ponctionneuses de richesse économiques » au titre des subventions qu’elles reçoivent. (Viveret Patrick [1] )

Est-il normal que ces activités qui tissent des liens sociaux et qui sont indispensables pour une qualité de vie simplement humanisée, ne soient pas reconnues par l’Etat selon leur mérite ?

ball02b.gif La Bioéconomie favorise et encourage toutes les activités au service de l’entraide et du bien-être.

ball02b.gifFondamentalement utile à la communauté, le bénévolat dans la bioéconomie est reconnu.

ball02b.gifS’il le désire un bénévole peut transformer son bénévolat en un métier avec un indice de rémunération élevé, puisque sociétalement très utile.

Il suffit pour cela de présenter un dossier et des preuves de la réalité de l’activité, pour que celle-ci puisse acquérir un statut d’utilité publique. Le bénévole est alors payé par l’Etat, par contrat renouvelable, toujours en présentant des preuves de cette activité sociétale.

[1] Rapport au secrétaire d’Etat à l’économie solidaire (France) remis en mars 2002 (publié aux éditions de l’Aube sous le titre «Reconsidérer la Richesse»)

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