6. Le modèle du corps humain


1. Si l’on veut que notre économie passe d’une économie de mort à une économie de vie…

il faut prendre modèle sur le Vivant, observer son fonctionnement, comprendre ce qui fait qu’un organisme perdure ou meurt, ce qui l’entraîne vers la déchéance ou le maintient dans une santé optimale…

On peut facilement, dans un aller-retour permanent, faire une comparaison entre société humaine et organisme vivant.

Comme des êtres vivants, les sociétés humaines apparaissent, issues d’autres sociétés plus vieilles, se développent, s’engagent vers une apogée, entament leur déclin ; c’est-à-dire qu’elles naissent, grandissent, vivent et meurent : ce sont là les premières caractéristiques du Vivant…

Si l’on regarde la société dans son ensemble, on voit parfaitement que c’est un organisme vivant avec des organes qui remplissent des fonctions, comme le fait tout corps animal ou humain.

Il y a par exemple, des fonctions de nutrition (agriculture, industrie alimentaire, restaurations, cantines…), des fonctions d’évacuation (ramassage d’ordures, industrie de recyclage…), des fonctions de défense contre les micro-organismes (police, gendarmerie…), des fonctions de réflexion (recherche, sciences…) etc.

Des flux circulent à l’intérieur de ce corps et lui permettent de fonctionner. Des maladies, des névroses l’atteignent… L’humanité respire, délire, invente, se distrait. Elle aime, elle hait, elle met en place des tabous, pratique des religions.

Elle se nourrit, se déplace, s’active pour assurer son maintien homéostatique, cherche à se reproduire pour assurer sa survie sur d’autres territoires : elle envisage de créer une progéniture capable de quitter le berceau de sa planète natale, pour vivre ailleurs, plus loin, par-delà les étoiles…

Bref,
la société humaine
a toutes les caractéristiques d’un être vivant.

2. Comme un hologramme, la société humaine est semblable à l’un des membres qui la compose, un humain

L’analogie entre une société et notre propre corps est évidente : il est donc tout naturel de prendre par commodité et par affinité le modèle du corps humain et de sa physiologie.

C’est ce modèle qui sert de cadre à la bioéconomie,
qui permet de comprendre la pathologie actuelle de l’économie mondiale
et qui offre l’image de ce que peut être une économie biocentrique,
c’est-à-dire, mettant la Vie au centre.

Il s’agit donc d’observer chaque élément de notre économie actuelle avec la vision du Vivant, de comparer chacune de ses décisions, de ses conséquences avec ce qui se passe dans un organisme en bonne santé.
Ainsi on peut voir tout ce qui mène à la mort ou ce qui apporte la vie à notre organisme planétaire humain.

Sous ce nouvel angle de vision, l’économie peut enfin nous aider à régler nos problèmes et à refaire de la Terre un monde accueillant pour tous, humains ou non humains.

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Image : Quelques organes du corps social planétaire humain (Auteure)

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